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1Modèles simples

Maintenant que nous avons un modèle pour décrire la dynamique de l’Univers, calculons son évolution dans quelques cas simples pour s’entraîner.

Univers plat, matière seule

Commençons par le cas d’un Univers plat, contenant uniquement de la matière non relativiste. C’est le modèle dit d’Einstein et de Sitter. C’est le plus simple auquel on puisse penser en 1930. La première équation de Friedmann s’écrit :

3a˙2a2=8πGρm=8πGρm0(a0a)3(a˙)2=8πGρm0a03/3a=H02Ωm0a03a\begin{align*} & 3 \frac{\dot{a}^2}{a^2} = 8\pi \GN \rho_m = 8 \pi \GN \rho_m^0 \left(\frac{a_0}{a}\right)^{3} & \Leftrightarrow (\dot a)^2 = 8 \pi \GN \rho_m^0 a_0^3 / 3 a = H_0^2 \Omega_m^0 \frac{a_0^3}{a} \end{align*}

Avant d’intégrer cette équation différentielle, rappelons nous que les paramètres de densité d’énergie sont liés par une relation de fermeture (94). Par conséquent, dans un Univers plat avec seulement de la matière, on a Ωm0=1\Omega_m^0=1. Intégrons maintenant l’équation différentielle entre 0 et un facteur d’échelle aa quelconque :

0aaa0daa0=0tH0dt23(a(t)a0)3/2=H0t\int_0^{a}\sqrt{\frac{a'}{a_0}} \frac{\dd a'}{a_0} = \int_0^t H_0 \dd t' \Rightarrow \frac{2}{3}\left(\frac{a(t)}{a_0}\right)^{3/2} = H_0 t
a(t)a0=(32H0t)2/3\Rightarrow \frac{a(t)}{a_0} = \left( \frac{3}{2}H_0 t\right)^{2/3}

avec au début de l’Univers t=0t=0 lorsque a=0a=0. On a obtenu ainsi une relation direct entre le facteur d’échelle et l’âge de l’Univers.

Univers plat, radiation seule

Par un raisonnement similaire, on montre que pour un Univers plat dominé par le rayonnement on a une évolution différente du facteur d’échelle :

a(t)a0=(2H0t)1/2\frac{a(t)}{a_0} = \left( 2 H_0 t\right)^{1/2}

Univers vide (Milne)

Supposons que l’Univers est vide, ou du moins avec une densité d’énergie totale très faible devant la densité critique. Alors l’Univers doit être courbé puisque dans ce cas :

Ωk0=1Ωm0Ωr0ΩΛ01\Omega_k^0 = 1 - \Omega_m^0 - \Omega_r^0 - \Omega_\Lambda^0 \approx 1

Cet Univers est donc hyperbolique[1]. La première équation de Friedmann s’écrit :

a˙2a2=H02Ωk0a02a2=H02a02a2\frac{\dot{a}^2}{a^2} = H_0^2 \Omega_k^0 \frac{a_0^2}{a^2} = H_0^2 \frac{a_0^2}{a^2}

puis :

a˙=a02H02=a0H0\dot a = \sqrt{a_0^2 H_0^2} = a_0 H_0

L’intégration donne donc un Univers en expansion à vitesse constante :

a(t)=a0H0ta(t) = a_0 H_0 t

2Modèles à plusieurs composantes

La cosmologie moderne est née avec la Relativité Générale. Depuis l’écriture de ces équations, les scientifiques ont commencé à décrire mathématiquement l’univers comme un système physique. De nombreux modèles ont été proposés pour décrire les différentes histoires de l’univers.

Modèle de Eddington-Lemaître (1927)

Solution to Exercise 1
  1. Dans le modèle de Lemaître à matière seule, la première équation de Friedmann s’écrit :

a˙2a2=H02[Ωm0(a0a)3+ΩΛ0+Ωk0(a0a)2]a˙2=H02[Ωm0a03a+ΩΛ0a2+Ωk0a02]\frac{\dot{a}^2}{a^2} = H_0^2\left[\Omega_m^0 \left(\frac{a_0}{a}\right)^{3} + \Omega_\Lambda^0 + \Omega_k^0 \left(\frac{a_0}{a}\right)^{2}\right] \Leftrightarrow \dot{a}^2 = H_0^2\left[\Omega_m^0 \frac{a_0^3}{a} + \Omega_\Lambda^0 a^2 + \Omega_k^0 a_0^2 \right]

A t0t\approx 0, l’Univers était extrêmement petit donc le terme de matière domine :

a˙2H02[Ωm0a03a]aa0a˙a0=H0Ωm0a(t)a0=(32H0Ωm0t)2/3\dot a^2 \approx H_0^2\left[\Omega_m^0 \frac{a_0^3}{a}\right] \Leftrightarrow \sqrt{\frac{a}{a_0}}\frac{\dot{a}}{a_0}= H_0 \sqrt{\Omega_m^0} \Leftrightarrow \frac{a(t)}{a_0} = \left(\frac{3}{2}H_0\sqrt{\Omega_m^0}t\right)^{2/3}
  1. Puis, après un certain temps, aa devient grand et le terme de constante cosmologique domine :

a˙2H02(ΩΛ0a2)a˙=H0Ωm0a(t)a(t)eH0ΩΛ0t\dot{a}^2 \approx H_0^2\left(\Omega_\Lambda^0 a^2\right) \Leftrightarrow \dot{a}= H_0 \sqrt{\Omega_m^0} a(t) \Rightarrow a(t) \propto e^{H_0\sqrt{\Omega_\Lambda^0}t}
  1. En dérivant l’équation (9), on trouve que :

2a˙a¨=H02[a˙Ωm0a03a2+2a˙aΩΛ0]a¨a0=H022[2ΩΛ0(aa0)Ωm0(a0a)2]2\dot{a}\ddot{a} = H_0^2\left[ -\dot{a}\Omega_m^0 \frac{a_0^3 }{a^{2}} + 2 \dot{a} a \Omega_\Lambda^0 \right] \Leftrightarrow \frac{\ddot{a}}{a_0} = \frac{H_0^2}{2}\left[2 \Omega_\Lambda^0 \left(\frac{a}{a_0}\right) - \Omega_m^0\left(\frac{a_0}{a}\right)^2\right]

Lorsque aa est petit, nous constatons que a¨\ddot{a} est négatif et que l’expansion décélère. Cependant, lorsque aa est grand, a¨>0\ddot{a}>0 et l’expansion de l’univers s’accélère. La transition se produit à :

a¨=00=H022[2ΩΛ0aa0Ωm0a02a2]aa0=(Ωm02ΩΛ0)1/3\ddot{a}=0 \Leftrightarrow 0=\frac{H_0^2}{2}\left[2 \Omega_\Lambda^0 \frac{a_*}{a_0} - \frac{\Omega_m^0a_0^2}{a_*^2}\right] \Leftrightarrow \frac{a_*}{a_0} = \left( \frac{\Omega_m^0}{2\Omega_\Lambda^0}\right)^{1/3}

Pour le modèle Λ\LambdaCDM avec Ωm00.3\Omega_m^0\approx 0.3 et ΩΛ00.7\Omega_\Lambda^0\approx 0.7, on a a/a00.6a_*/a_0 \approx 0.6 d’où un redshift de transition à z0.67z\approx 0.67.

Λ\LambdaCDM

L’expansion de l’Univers est aujourd’hui bien décrite par le modèle Λ\LambdaCDM plat (Ωk0=0\Omega_k^0=0). Dans le cadre d’un Univers plat, les mesures angulaires réalisées par le satellite Planck sur le fond diffus cosmologique, combinées aux mesures de flux des supernovae de type Ia, et les distances angulaires des oscillations acoustiques de baryons permettent d’inférer le contenu en matière et énergie noire pour un univers plat aujourd’hui (Planck Collaboration et al. (2020), Table 2) :

Ωm0=0.3111±0.0056,ΩΛ0=0.6889±0.0056\Omega_m^0 = 0.3111 \pm 0.0056, \quad \Omega_\Lambda^0 = 0.6889 \pm 0.0056

Si la courbure est un paramètre libre du modèle (on parle d’extension au modèle standard Λ\LambdaCDM), on mesure :

Ωk0=0.0007±0.0037\Omega_k^0 = 0.0007\pm 0.0037

ce qui est compatible avec un univers strictement plat[2], ou courbe mais avec avec un rayon de courbure très important puisque Ωk0k/a02\Omega_k^0 \approx k/a_0^2. Concernant la matière non relativiste, celle-ci peut être séparée en deux contributions: la matière sombre Ωc0=0.2607±0.0020\Omega_{c}^0=0.2607 \pm 0.0020 et la matière baryonique[3] Ωb0=0.0490±0.0003\Omega_b^0=0.0490 \pm 0.0003.

Si on propose un modèle à deux paramètres pour l’énergie noire, on obtient (Planck Collaboration et al. (2020), Table 6) :

w0=0.957±0.080,wa=0.290.26+0.32w_0 = −0.957 \pm 0.080, \quad w_a = −0.29^{+0.32}_{ −0.26}

3Analogie mécanique

Solution to Exercise 2
  1. En termes de Ωi0\Omega_i^0, la première équation de Friedmann s’écrit :

H2=(a˙a)2=H02(Ωm0a3+Ωr0a4+ΩΛ0+Ωk0a2)H^2 = \left(\frac{\dot{a}}{a}\right)^2 = H_0^2 \left( \frac{\Omega_m^0}{a^3} + \frac{\Omega_r^0}{a^4} + \Omega_\Lambda^0 + \frac{\Omega_k^0}{a^2} \right)

ce qui donne

12Ωk0=12a˙2H0212Ωm0a12Ωr0a212ΩΛ0a2\frac{1}{2}\Omega_k^0 = \frac{1}{2}\frac{\dot{a}^2}{H_0^2} - \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a} - \frac{1}{2}\frac{\Omega_r^0}{a^2} - \frac{1}{2}\Omega_\Lambda^0 a^2

Cette dernière équation ressemble à l’équation de conservation de l’énergie mécanique pour un corps massif suivant un mouvement unidimensionnel. Faisons l’analogie :

  • 12Ωk0\frac{1}{2}\Omega_k^0 est constant avec aa peut être identifié comme l’énergie mécanique conservée du corps massif

  • 12a˙2H02\frac{1}{2}\frac{\dot{a}^2}{H_0^2} représente l’énergie cinétique du corps massif.

  • 12Ωm0a- \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a} ressemble à un potentiel gravitationnel centré autour de a=0a=0.

  • 12Ωr0a2 -\frac{1}{2}\frac{\Omega_r^0}{a^2} est un autre type de potentiel attractif.

  • 12ΩΛ0a2- \frac{1}{2}\Omega_\Lambda^0 a^2 est un potentiel harmonique inversé (répulsif) centré autour de a=0a=0.

  1. a¨H02=12Ωm0a2Ωr0a3+ΩΛ0a\frac{\ddot{a}}{H_0^2} = - \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a^2 } -\frac{\Omega_r^0}{a^3 } + \Omega_\Lambda^0 a

Cette équation ressemble à la loi de Newton appliquée à un corps massif en mouvement unidimensionnel. Faisons l’analogie :

  • a¨H02\frac{\ddot{a}}{H_0^2} accélération du corps massif

  • 12Ωm0a2- \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a^2 } force gravitationnelle (attractive)

  • +ΩΛ0a+ \Omega_\Lambda^0 a force élastique répulsive

Définissons :

Veff(a)=12Ωm0a12ΩΛ0a2V_{\rm eff}(a) = - \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a} - \frac{1}{2}\Omega_\Lambda^0 a^2
  1. Dans ce modèle d’univers, nous avons ΩΛ0=Ωm0/2\Omega_\Lambda^0 = \Omega_m^0 / 2 et :

Veff(a)=12Ωm0a14Ωm0a2V_{\rm eff}(a) = - \frac{1}{2}\frac{\Omega_m^0}{a} - \frac{1}{4}\Omega_m^0 a^2
dVeffda=0(1a2a)Ωm0=0a=1 (aujourd’hui)\frac{\dd V_{\rm eff} }{\dd a}= 0 \Rightarrow \left(\frac{1}{a^2}-a\right)\Omega_m^0 = 0 \Rightarrow a=1\text{ (aujourd'hui)}

A a=1a=1 ou t=0t=0, la première équation de Friedmann donne :

1=Ωm0+ΩΛ0+Ωk0Ωk0=132Ωm01 = \Omega_m^0 + \Omega_\Lambda^0 + \Omega_k^0 \Rightarrow \Omega_k^0 = 1 - \frac{3}{2}\Omega_m^0

Le modèle est sphérique donc Ωk0=kc2/H02<0\Omega_k^0 = -k c^2 / H_0^2 < 0 avec k=+1k=+1 ce qui implique que Ωm0>2/3\Omega_m^0 > 2/3. Dans l’Univers d’Einstein, Ωm0=1\Omega_m^0=1.

<Figure size 640x480 with 1 Axes>

Figure 1:Energies potentielles dans le cas d’un univers sphérique avec Ωm0=1\Omega_m^0=1.

D’après la figure Figure 1, la solution d’Einstein à a=a0a=a_0 est instable.

Table 1:Energies potentielles dans le cas de modèles à matière seule avec différentes courbures : (en haut à gauche), Ωm0=1.5k=+1\Omega_m^0=1.5\Rightarrow k=+1 (en haut à droite), Ωm0=0.5k=1\Omega_m^0=0.5\Rightarrow k=-1 (en bas)

Ωm0=1k=0\Omega_m^0=1\Rightarrow k=0

Ωm0=1.5k=+1\Omega_m^0=1.5\Rightarrow k=+1

Ωm0=0.5k=1\Omega_m^0=0.5\Rightarrow k=-1

Dans ces modèles, la courbure est à nouveau donnée par :

1=Ωm0+Ωk0Ωk0=1Ωm0{k=+1 if Ωm0>1k=0 if Ωm0=1k=1 if Ωm0<11 = \Omega_m^0 + \Omega_k^0 \Rightarrow \Omega_k^0 = 1 -\Omega_m^0 \Rightarrow \left\lbrace\begin{array}{ll} k=+1 & \text{ if } \Omega_m^0 > 1\\ k=0 & \text{ if } \Omega_m^0 = 1 \\ k=-1 & \text{ if } \Omega_m^0 < 1 \end{array}\right.

En analysant les trois tracés de la figure Table 1, nous pouvons dire qu’un univers sphérique composé uniquement de matière s’effondrera nécessairement à un moment donné, quelles que soient ses conditions initiales (nécessité pour Einstein d’ajouter la constante cosmologique). Un univers plat en expansion s’étend indéfiniment et arrête asymptotiquement son expansion à tt\rightarrow \infty. Un univers hyperbolique en expansion s’étend également à l’infini.

  1. Le facteur d’échelle de transition est donné par :

dVeffda=0a=(Ωm02ΩΛ0)1/3\frac{d V_{\rm eff} }{da}= 0 \rightarrow a_* = \left(\frac{\Omega_m^0}{2 \Omega_\Lambda^0}\right)^{1/3}

Table 2:Energies potentielles dans le cas de modèles à matière seule avec différentes courbures : (en haut à gauche), Ωm0=1.5k=+1\Omega_m^0=1.5\Rightarrow k=+1 (en haut à droite), Ωm0=0.5k=1\Omega_m^0=0.5\Rightarrow k=-1 (en bas)

Ωm0=0.3,ΩΛ0=0.7\Omega_m^0=0.3, \Omega_\Lambda^0=0.7

Ωm0=0.3,ΩΛ0=1.5\Omega_m^0=0.3, \Omega_\Lambda^0=1.5

Ωm0=0.3,ΩΛ0=0.5\Omega_m^0=0.3, \Omega_\Lambda^0=0.5

Ωm0=0.3,ΩΛ0=0.7\Omega_m^0=0.3, \Omega_\Lambda^0=-0.7

Selon les valeurs des paramètres, l’échelle de transition se produit dans le futur ou dans le passé. Si la constante cosmologique est positive, les univers en expansion ont une expansion décélérée et, après l’échelle de transition, une expansion accélérée. Si la constante cosmologique est négative, l’univers doit s’effondrer après un certain temps.

Pourquoi l’Univers est-il donc en expansion aujourd’hui? Cela dépend entièrement des conditions initiales, donc en particulier parce que l’univers est né d’un Big Bang. Et pourquoi il y a eu un Big Bang ? On peut laisser libre son imagination: collisions de branes, Dieu, souris pan-dimensionnelles... mais la réponse n’est pas (encore) donnée par les sciences physiques.

4Evolution des paramètres cosmologiques

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Figure 2:Evolution des paramètres cosmologiques.

Footnotes
  1. Le signe de kk est l’inverse du signe de Ωk0\Omega_k^0.

  2. On ne pourra stricto sensus jamais mesuré que l’Univers est plat (k=0k=0), mais que les mesures sont compatibles avec l’hypothèse d’un univers plat.

  3. La matière baryonique en cosmologie représente la matière ordinaire, faite de protons et de neutrons. Les électrons sont aussi nombreux que les protons mais 2000 fois plus légers, donc ils comptent à peine dans Ωb0\Omega_b^0.

References
  1. Planck Collaboration, Aghanim, N., Akrami, Y., Ashdown, M., Aumont, J., Baccigalupi, C., Ballardini, M., Banday, A. J., Barreiro, R. B., Bartolo, N., Basak, S., Battye, R., Benabed, K., Bernard, J.-P., Bersanelli, M., Bielewicz, P., Bock, J. J., Bond, J. R., Borrill, J., … Zonca, A. (2020). Planck 2018 results - VI. Cosmological parameters. A&A, 641, A6. 10.1051/0004-6361/201833910
  2. Balbinot, R., Bergamini, R., & Comastri, A. (1988). Solution of the Einstein-Strauss problem with a \ensuremathΛ term. \prd, 38(8), 2415–2418. 10.1103/PhysRevD.38.2415
  3. Martin, J. (2012). Everything You Always Wanted To Know About The Cosmological Constant Problem (But Were Afraid To Ask). Comptes Rendus Physique, 89. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1631070512000497%20http://arxiv.org/abs/1205.3365
  4. Weinberg, S. (1989). The cosmological constant problem. Reviews of Modern Physics, 61(1), 1–23. 10.1103/RevModPhys.61.1